Conférence
Le mardi 14 février, à 19 heures
Débat public « La crise des caricatures : significations et enjeux »
D-R200
Rachad Antonius, professeur, Département de sociologie, UQAM
Aziz Djaout, doctorant, Département de sociologie, UQAM
Jean Pichette, professeur, École des médias, UQAM
Miloud Chennoufi, chargé de cours, Département de science politique et HEC Montréal
Débat public « La crise des caricatures : significations et enjeux »
D-R200
Rachad Antonius, professeur, Département de sociologie, UQAM
Aziz Djaout, doctorant, Département de sociologie, UQAM
Jean Pichette, professeur, École des médias, UQAM
Miloud Chennoufi, chargé de cours, Département de science politique et HEC Montréal

12 Comments:
At 12:52 PM,
Anonyme said…
Ce message a été supprimé par un administrateur du blog.
At 8:30 PM,
Reppol Admin said…
Les commentaires anonymes, je vais les trucider!
At 8:13 AM,
Anonyme said…
L'anonymat est un choix.
Elle donne du charme et un certain exotisme aux réponses.
Laissons les timides s'exprimer en toute anonnymat, tant qu'ils sont respectueux dans leurs propos.
Les caprices d'administrateurs nuiront d'avantage au développement d'un blogue d'expression et de discussion, que les anonymes cohérents, mais inconnus.
At 9:12 AM,
Catherine said…
Le problème c'est qu'on marche ici sur des terrains très glissants.
Je deviens donc seul juge et de la pertinence des commentaires et de leur caractère acceptable ou non.
C'est vous par le fait même qui me donnez le droit d'agir de façon totalitaire. Parce que si j'accepte tous commentaires anonymes je m'ouvre aussi le flanc aux propos injurieux de tout type.
At 10:44 AM,
Minh said…
Bien que ce n'est pas vraiment de mes affaires, je crois que je vais me permettre de partager une petite réflexion en ce qui concerne les commentaires anonymes, non seulement sur ce blogue, mais sur le web en général. Je crois que la dite réflexion mènera très bien à une autre pensée, qui, elle, concernerait plus directement la "crise des caricatures".
Si de par son existence objective, l'internet a le potentiel de devenir un espace public autonome et signifiant, qui pourrait ouvrir des discussions intelligentes, nous pouvons facilement faire la constatation que ce n'est pas toujours le cas. Les propos les plus incendaires que j'ai vu dans ma courte vie se sont toujours faits sur le web. La raison pour laquelle les discussions sur internet peuvent tant dériver est le simple fait que le locuteur peut aisément se cacher derrière une identité soit anonyme, soit fausse. Le "courage" qu'il ressent pour lancer quelque propos que ce soit vient du fait qu'il n'a pas à assumer ses paroles.
Et c'est le fait même que l'identité peut être mobile sur l'internet qui fait que ça risque de devenir un espace public insignifiant.
Hannah Arendt, dans "Condition de l'homme moderne", parlait de la notion de "courage originel" chez les héros de la guerre de Troie. Si le lecteur n'a pas de difficulté d'identifier des guerriers valeureux comme Hector ou Achille avec la catégorie de "héros", il n'en va pas de même pour un lâche comme Paris. De quel droit ce dernier peut-il avoir le titre de héros?
C'est très simple: malgré sa lâcheté, Paris a eu le courage originel d'aller dans le monde, dans l'espace public, question de faire sa part pour modifier le politique. Autrement dit, il assume sa liberté. Parce que la liberté, on ne peut que l'assumer dans la sphère publique et jamais dans la sphère privée.
En gros, ce que je suis en train de dire, c'est que si nous admettons que l'internet est à devenir un espace de discussion public signifiant, il faudait que nous assumions notre liberté et que nous fassiosn appel à ce courage originel en assumant nos propos.
Notre liberté ne peut que se manifester face à des limites et il me semble que que d'assumer la limite de notre identité individuelle avant de dire quelque chose, ce n'est pas exactement quelque chose qui s'inscrit dans une logique de contrainte ou de pouvoir.
Je voulais parler des caricatures aussi,question de rester à l'intérieur du thème ambiant de ce blogue, mais je dois quitter. Il suffit de dire que je me range plutôt près de la position de Jean Pichette dans ce débat. J'y reviendrai peut-être plus tard.
At 11:04 AM,
Catherine said…
Merci pour le commentaire très pertinent!
At 11:12 AM,
Anonyme said…
Je trouve poétique l'anonymat. Catherine, devant l'arbitraire, on te laisse effectivement la tentation totalitaire grande ouverture.
Cependant, à part le premier sujet, il n'y a qu'un anonyme et des touristes qui ont écrit!
Je ne sais trop dans quelle tendance philosophico-socialo-économico-politique je me situe, mais je sens rarement le besoin de m'approprier mes paroles et mes idées.
Pour moi, ces deux formulations sont de leur nature libre, et prennent sens que dans la personne qui la recoit et non qui l'émet.
La propriété intellectuel n'est clairement pas mon domaine, encore moins les copyright.
L'égoisme des idées n'a jamais arrêté celle-ci d'avancer grâce au développement des communications.
Internet est sûrement une "révolution" des communications importantes.
Le problème avec la gestion de l'Internet, c'est son immensité, sa disparité et la question de "Qui controlerait?" "Comment appliquer ses règles".
Nous en viendrons sûrement à atteindre certains controles, mais alors, l'État? Des monopoles informatiques (délire du Big Brother)? Des Communautés internautiennes? (Rêvons communautarien)...
Bref, d'ici là, j'écrirai anonyme si l'envie me plait. Au delà de la représentation des héros, l'anonymat est poétique!
At 11:18 AM,
Catherine said…
L'anonymat peut sans aucun doute être poétique et je pense avoir déjà dit que je respecterais les anonymes quand leur commentaire est pertinent.
Résultat: exit les blagues plates - après tout ce n'est pas les tribunes qui vous manquent Monsieur pour faire valoir vos talents de guignols. Mais à commentaire pertinent, et non-injurieux je laisserai les anonymes d'exprimer.
Si le rêve communautarien vous intéresse je vous conseille fortement de retourner lire Habermas dans le texte!
At 11:19 AM,
Catherine said…
S'exprimer dis-je.
At 11:30 AM,
Anonyme said…
Je crois que Habermas devrait être traduit par idées et non par mots, phrases, paragraphes.
Ca semblerait lisible. Est-ce qu'une langue commune aiderait aux idées à se développer? Du moins, il faut avouer que les différences linguistiques nuisent à la propagation des idées?
Mais, est-ce que les différences linguistiques entrainent globalement des divergences culturelles, donc de d'idées, d'idéologies etc.?
C'est pourtant le constat des souverainistes.
Je suis un melting pot de débat.
D'ailleurs, l'humour touche et attire les gens. Si le gag leur donne le gout de lire toute la page, ou de continuer de la lire en plein milieu, et que cet humour ni ni méchant ni irrespectueux, je ne vois pas le problème à rire.
Peut-on rire de tout? Ici, c'est un retour aux débats carricaturals. Quoique, ce n'est plus important... puisque les médias en parlent presque plus.
Mais voyez comment, les médias (comme s'ils étaient une entité vivante), ont réussi à faire une progression entre "Des musulmans en colère" "La révolte musulman" (silence) "Guerre civile bientot en Irak"...
Et après, on croira que Francois-Ferdinand a causé la PGM!
At 2:49 AM,
JP said…
Puisque vous en parlez, les débuts de la notion de «propriété intellectuelle» se situent au milieu du Moyen Âge et l'on peut dire sans trop se tromper que les auteurs ont affirmé leurs textes de façon assez généralisée depuis la Renaissance.
Votre philosophie, par rapport à la possession des idées n'empêche pas celles-ci de circuler, dites-vous. Certes, vous avez raison, ce qui est malheureux, c'est qu'en une intervention plutôt courte sur un blog, vous ne pouvez clairement expliciter le paradigme où vous vous situez et conséquemment les bases de vos idées.
Vous identifier peut permettre aux potentiels lecteurs de faire des liens du genre : «ah! oui, je me souviens, elle/il avait aussi dit ceci à tel sujet.» On voit le fil conducteur, la logique du propos, de la réflexion.
Il n'est pas que question de contrôle, donc, mais d'assurer une clarté et des fondements aux propos de l'auteur. (il ne s'agit donc pas non plus de vous faire «posséder» votre texte. Les littéraires vous diront d'ailleurs que le crédit d'un texte peut aller à l'auteur mais que celui-ci ne «possède» jamais son texte.)
Enfin, permettez moi de juger très superficielle la rhétorique par laquelle vous associez la question de la langue et de la culture à la question souverainiste. S'il y a des liens certains -- à tout le moins dans le propos de certains souverainistes -- ils ne sont assurément pas aussi directs que «nous ne parlons pas la même langue, donc nous ne nous comprendrons jamais»...
Rhétorique et démagogie sont des armes en politique, qui peuvent vite piéger ceux qui les manient...
Bonne journée!
Jean-Philippe Tittley
Un intrus-- (pardon Mme Catherine!)
At 2:58 AM,
Catherine said…
Jean-Philippe, il n'y a aucun intrus ici. Ce site est ouvert à tous et ce sera un réel plaisir de t'y relire le plus souvent possible!
Quant à cet anonyme qui ne l'est pas tant que ça, je le laisse s'exprimer, anonymement même, parce que je pense que dans l'optique où ce site doit servir à apprendre à manipuler les représentations et leurs conséquences, sa démarche est pertinente.
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